Contracter un prêt immobilier : des conditions de crédit toujours très favorables à l’automne 2017

Le marché des crédits immobiliers bat son plein. Stimulé par la baisse continuelle de taux, ce phénomène est en passe d’atteindre son plus haut point de grande activité. C’est donc le moment idéal pour emprunter ou renégocier son prêt.
De leur côté, les investisseurs se ruent pour obtenir un prêt au meilleur taux mais ne semblent pas se soucier des effets d’une éventuelle remontée. Ce serait même une des raisons évidentes pour lesquelles ils ne sont pas enthousiasmés par l’idée de souscrire une assurance-emprunteur. Or, cette dernière est aujourd’hui fortement recommandée voire obligatoire pour mieux faire face à la pression de la dette si jamais l’imprévu venait à se produite.

​Mais si les emprunteurs témoignent une telle assurance à l’égard de la situation actuelle, c’est que tout semble finalement aller pour mieux. Qui plus est, les conditions d’emprunt n’ont jamais été aussi favorables qu’aujourd’hui. Il reste quand même à savoir si après la mise en place du nouveau dispositif d’encadrement de la domiciliation bancaire, le marché des crédits immobiliers va toujours poursuivre cette envolée. C’est la suite qui va en dire plus sur ce sujet.

Les organismes bancaires misent sur des taux compétitifs

En ce temps où les taux sont à un niveau historiquement bas, nombre d’individus sont tentés par l’idée d’emprunter à la banque pour réaliser leur projet d’investissement immobilier. On peut dire qu’ils choisissent bien leur moment car malgré une légère hausse constatée en début d’année, les tendances actuelles sont en faveur d’une reprise de la baisse. Les taux se retrouvent actuellement sous la barre de 2%.

​Certains établissements vont même jusqu’à proposer des taux inférieurs à 1,70%. Mais dans l’ensemble, la marge est de l’ordre 0,10 à 0,15%. La majorité des demandes sont placées dans les taux réels sur 20 ans, avec une proportion d’offres à hauteur de 87% pour les taux sous 2,10% et 72% pour les moins de 1,90%.

Dans un contexte de taux atone, la politique des banques joue de plus en plus sur la concurrence en maintenant le taux à un niveau médian. La preuve en est que le taux réel constaté depuis le 1er janvier 2017 est resté sous la barre de 2,10% alors qu’un an plutôt, une telle proposition était quasi inexistante. Chez les courtiers, les tendances évoquent la même stabilité avec un taux moyen de 1,74% sur 20 ans et 1,95% sur 25 ans. ​

Assurance-emprunteur assouplie

Le constat est plus ou moins favorable en ce qui concerne les assurances de prêt. Si la banque a pour usage de proposer ce type d’offre à ses clients lors de la souscription d’un prêt, ces derniers ont désormais la possibilité de prendre une autre assurance emprunteur proposée par un autre établissement sous réserve de remplir les conditions de garanties octroyées par l’organisme prêteur.

Ce qui apporte davantage de souplesse dans les conditions de financement. Malgré cela, les emprunteurs sont moins motivés à souscrire. Les dépôts de demande ont moins progressé depuis le début de l’année, entre 15 et 30% pour un établissement. Le fait est qu’ils sont plus portés à comparer plusieurs offres (d’autant plus qu’on leur accorde ce droit) plutôt que de se concentrer sur une offre et encore moins celle de leur banque.

​A cela s’ajoute également l’application de la loi Hamon, un dispositif tout récent qui promeut la mobilité bancaire soutenue par la politique du gouvernement en matière d’épargne et d’investissement et permet aux emprunteurs de résilier leur contrat d’assurance à tout moment ou au bout d’un an.

La vérité sur la domiciliation bancaire

L’encadrement de la domiciliation des revenus intervenant dans le cadre d’un prêt immobilier et prévu par l’ordonnance du 3 juin 2017 est mal accepté par les consommateurs. Alors qu’au départ cela était supposé apporter un changement positif, les clients le qualifient d’une mesure abusive nuisant à la mobilité bancaire tant réclamée.
Cet encadrement implique que toute personne contractant un prêt immobilier auprès d’une banque est tenue de domicilier ses revenus au sein de cette même banque sur une période de 10 ans sans excéder l’échéance du crédit. Si jusqu’ici, la mention de cette clause dans les contrats n’est pas obligatoire, elle doit dorénavant y apparaître.

La mise en application de l’encadrement est prévue à partir du 1er janvier 2018. Bien que critiquée par les clients, l’adoption de cette loi est dans les faits une mesure profitable pour les souscripteurs. Car en contrepartie de cet engagement, un avantage individualisé comme l’application d’un taux réduit leur est accordé durant toute la durée du crédit. A l’issue de cette échéance, ils peuvent choisir de domicilier leurs revenus dans une autre banque.