Mais si les emprunteurs témoignent une telle assurance à l’égard de la situation actuelle, c’est que tout semble finalement aller pour mieux. Qui plus est, les conditions d’emprunt n’ont jamais été aussi favorables qu’aujourd’hui. Il reste quand même à savoir si après la mise en place du nouveau dispositif d’encadrement de la domiciliation bancaire, le marché des crédits immobiliers va toujours poursuivre cette envolée. C’est la suite qui va en dire plus sur ce sujet.
Les organismes bancaires misent sur des taux compétitifs
Certains établissements vont même jusqu’à proposer des taux inférieurs à 1,70%. Mais dans l’ensemble, la marge est de l’ordre 0,10 à 0,15%. La majorité des demandes sont placées dans les taux réels sur 20 ans, avec une proportion d’offres à hauteur de 87% pour les taux sous 2,10% et 72% pour les moins de 1,90%.
Dans un contexte de taux atone, la politique des banques joue de plus en plus sur la concurrence en maintenant le taux à un niveau médian. La preuve en est que le taux réel constaté depuis le 1er janvier 2017 est resté sous la barre de 2,10% alors qu’un an plutôt, une telle proposition était quasi inexistante. Chez les courtiers, les tendances évoquent la même stabilité avec un taux moyen de 1,74% sur 20 ans et 1,95% sur 25 ans.
Assurance-emprunteur assouplie
Ce qui apporte davantage de souplesse dans les conditions de financement. Malgré cela, les emprunteurs sont moins motivés à souscrire. Les dépôts de demande ont moins progressé depuis le début de l’année, entre 15 et 30% pour un établissement. Le fait est qu’ils sont plus portés à comparer plusieurs offres (d’autant plus qu’on leur accorde ce droit) plutôt que de se concentrer sur une offre et encore moins celle de leur banque.
A cela s’ajoute également l’application de la loi Hamon, un dispositif tout récent qui promeut la mobilité bancaire soutenue par la politique du gouvernement en matière d’épargne et d’investissement et permet aux emprunteurs de résilier leur contrat d’assurance à tout moment ou au bout d’un an.
La vérité sur la domiciliation bancaire
Cet encadrement implique que toute personne contractant un prêt immobilier auprès d’une banque est tenue de domicilier ses revenus au sein de cette même banque sur une période de 10 ans sans excéder l’échéance du crédit. Si jusqu’ici, la mention de cette clause dans les contrats n’est pas obligatoire, elle doit dorénavant y apparaître.
La mise en application de l’encadrement est prévue à partir du 1er janvier 2018. Bien que critiquée par les clients, l’adoption de cette loi est dans les faits une mesure profitable pour les souscripteurs. Car en contrepartie de cet engagement, un avantage individualisé comme l’application d’un taux réduit leur est accordé durant toute la durée du crédit. A l’issue de cette échéance, ils peuvent choisir de domicilier leurs revenus dans une autre banque.